Le passé viticole de Paris

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Suresnes : le Mont Valérien couvert de vignes au 17e siècle
Suresnes : le Mont Valérien couvert de vignes au 17e siècle

Sartrouville: Clos de la Croix du Buis
Sartrouville: Clos de la Croix du Buis

En 360, à l’époque où Lutèce devient Paris, l’Empereur romain, Julien l’Apostat vante dans ses mémoires l’eau de la Seine « très agréable et très pure à voir comme à boire » et « une vigne de qualité ». C’est le premier témoignage de l’existence d’une vigne dans cette région où toutes les conditions semblent réunies pour favoriser la viticulture : un sol léger et bien égoutté, un climat doux, des gelées tardives assez rares, des étés souvent secs et ensoleillés et enfin un relief approprié avec de nombreuses buttes et des coteaux bien exposés.

Après la chute de l’empire, ce sont les grands établissements religieux richement dotés de terres cultivables qui jouent un rôle capital dans l’expansion du vignoble en Il de France. L’abbaye de Saint Denis possède des vignobles à Montmartre, Belleville, Charonne, Argenteuil, Nanterre, Montmorency ; celle de Saint Germain des Prés exploite ceuxd’Antony, Suresnes etc...

Les premiers rois, aux temps mérovingiens et carolingiens, plantent eux aussi des vignes autour de leurs domaines et dans Paris, notamment sur les pentes de la Montagne Sainte Geneviève et dans l’Ile de la Cité. Les grands seigneurs et les bourgeois les imitent et la possession de vignobles de qualité devient vite un signe de promotion sociale. Les clos se multiplient dans la capitale et l’historien R. Dion écrit qu’au 13e siècle « jusque dans la ville même, on respirait alors suivant les saisons, la fumée des sarments qu’on brûle ou l’odeur de la vendange fraîchement pressée ».